Dans la même rubrique
- Présentation
- Administration
- Statuts
HABITER : Laboratoire de recherches critiques en architecture, héritages coloniaux et développement
Le laboratoire de recherche HABITER regroupe des chercheur·es et enseignant·es, en architecture, urbanisme et architecture du paysage, dont les travaux portent sur les phénomènes d’urbanisation et de transformation des territoires aux prises avec des héritages coloniaux. HABITER développe des réseaux de collaboration et d’échange avec des universités, écoles, institutions culturelles, associations… pour encourager la circulation d’idées, de personnes et de connaissances et contribuer à décentrer la production du savoir dans ces disciplines.
Les recherches critiques en architecture et développement menées par HABITER interrogent les véhicules que sont les ressources documentaires, les archives, les institutions et centres d’expertise, l’historiographie et ses réseaux d’auteur·ices et de diffusion. Elles accordent une attention particulière aux formes matérielles et immatérielles d’habiter comme expressions politiques, sociales et culturelles, ainsi qu’aux rapports de domination et aux résistances qu’elles suscitent.
Depuis sa fondation en 2013, HABITER a été mandaté pour une série de recherches, en Afrique notamment, issues de financements liés à la politique de la coopération. Cet héritage amène ses chercheur·es à s’intéresser aujourd’hui au poids et au conditionnement induits par ces programmes de “développement”. Les recherches menées au sein du laboratoire HABITER engagent une approche réflexive sur les disciplines de l’architecture et de l’urbanisme en lien avec l’héritage colonial. Comment hériter aujourd’hui des outils et méthodes propres aux disciplines de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage qui ont été imposés, appropriés ou rejetés dans le monde global ?
Parmi les axes de recherche développés, le laboratoire se penche sur la critique des représentations, des imaginaires et des descriptions de territoires, de paysages et d’architecture. Cette approche inclut notamment des questionnements sur l’archive et son rôle dans la perpétuation de ces représentations en architecture.
Un second axe de recherche porte sur l’appréhension des transformations passées et actuelles de l’habitat, des paysages et des territoires marqués par la domination coloniale, avec un accent particulier sur les dimensions matérielles. Il met l’accent sur les manières de rencontrer et de comprendre ces transformations, en particulier la pratique du « terrain » et la recherche « en situation », en questionnant les outils et approches traditionnels de représentation en architecture et leurs effets.
Un troisième axe porte sur les questions relatives à l’art public dans les espaces urbains, tant des villes du Nord que du Sud. Les enjeux post-coloniaux concernent en effet également les anciennes métropoles, où nombre de traces de la colonisation demeurent visibles, autant dans l’architecture que dans l’odonymie ou les œuvres d’art public, au point qu’une réflexion transversale sur la « décolonisation » de l’espace public s’observe dans les villes concernées, au niveau des citoyens, des associations comme des responsables politiques.